L’Union européenne va soutenir 46 projets supplémentaires d’extraction, de raffinage ou de recyclage de terres rares et d’autres métaux stratégiques afin de réduire sa dépendance à la Chine. Il y a tout juste un an, celle-ci avait imposé des restrictions à ses exportations qui avaient le potentiel de mettre à l’arrêt des chaînes de production entières en Europe, notamment dans l’automobile ou les éoliennes, d’après le vice-président de la Commission européenne, Stéphane Séjourné, chargé de l’Industrie. D’où la nécessité pour l’Europe de renforcer et diversifier ses chaînes approvisionnements en développant des projets sur son propre sol.
Les nouveaux projets sont situés dans 16 pays (dont 6 en France) : 8 portent sur l’extraction minière, 11 sur le raffinage et 19 sur le recyclage, et les autres associent plusieurs de ces activités. Les projets choisis par la Commission devraient aider l’UE à atteindre ses objectifs de renforcement de ses propres approvisionnements. Ils s’ajoutent à 47 autres projets au sein de l’UE, plus 13 menés dans des pays tiers, qui avaient été sélectionnés l’an dernier. Les pouvoirs publics européens ont déjà mobilisé 2 milliards d’euros de financements pour aider ces initiatives.
Si leur mise en œuvre est parfois jugée trop lente, Stéphane Séjourné a assuré début octobre que 25 des premiers projets sélectionnés avaient achevé leurs études d’impact environnemental et 17 obtenu des permis de construire, grâce à une procédure accélérée. L’UE joue en outre les entremetteuses entre fournisseurs et clients industriels, pour aider la filière européenne à décoller. « Il y a des mines qui ouvrent, des usines qui se construisent, des financements signés et des chaînes de valeur qui émergent« , a-t-il déclaré à la presse, anticipant déjà le lancement d’un nouvel appel à projets d’ici la fin de l’année.


