Les grands projets d’infrastructures de transport recensés en 2026 par le Conseil d’orientation des infrastructures (COI) représentent 81 Md€ d’investissements. Mais leur réalisation pourrait être conditionnée par les contraintes budgétaires, selon une étude publiée en octobre par la Direction générale du Trésor.
Intitulée « Le financement des investissements dans les infrastructures de transport », cette étude porte sur 18 grands projets ferroviaires, routiers et fluviaux, parmi lesquels le canal Seine-Nord Europe, les nouvelles lignes à grande vitesse, plusieurs contournements routiers et des aménagements autoroutiers. Ces opérations constituent autant de marchés potentiels pour les entreprises de travaux publics et les producteurs de matériaux de construction.
Sur les 81 Md€ d’investissements envisagés, 55 Md€ seraient financés par les pouvoirs publics français, dont 32 Md€ par l’Etat et 23 Md€ par les collectivités territoriales. Le financement restant reposerait sur des contributions européennes attendues, à hauteur de 17 Md€, ainsi que sur les péages de certaines infrastructures.
Selon la Direction générale du Trésor, la réalisation de l’ensemble de ces projets dans les calendriers actuellement envisagés conduirait l’Etat à plus que doubler son effort financier par rapport aux années précédentes. Dans un contexte de finances publiques contraintes, l’étude souligne la nécessité de hiérarchiser les investissements afin de préserver les crédits consacrés à l’entretien et à la modernisation des réseaux existants.
Les besoins sont également importants dans ce domaine. Pour le seul réseau ferroviaire principal, un investissement supplémentaire de 1,5 Md€ par an serait nécessaire pour stabiliser son état. La régénération des routes et des voies navigables constitue également un enjeu majeur.
Ces arbitrages budgétaires pourraient influer sur le calendrier des grands chantiers et, par conséquent, sur les perspectives d’activité des producteurs de matériaux.


