La société publique franco-italienne TELT, qui supervise le chantier du tunnel de base du projet Lyon-Turin, a présenté courant février le premier des sept tunneliers attendus, dont l’arrivée marque l’accélération du chantier : une machine de 2 300 tonnes d’une puissance de 8 100 kW, de 180 m de long et plus de 10 m de diamètre, livrée par l’Allemand Herrenknecht, en cours d’assemblage à Saint-Julien-Mont-Denis en Savoie.
Sa mission : creuser 9 km, à raison de 350 m par mois, dans la galerie nord, parallèle à celle déjà réalisée par le tunnelier Federica dans la galerie sud, entre Saint-Martin-La-Porte et La Praz.
Il intervient au sein du chantier opérationnel 6/7, une section stratégique de 23 km. Deux autres tunneliers sont prévus pour ce chantier, avec 8,3 km à creuser entre La Praz et Modane.
Pour ce premier tunnelier, « ce qui est attendu, ce sont des vitesses d’avancement raisonnablement entre 10 et 15 m par jour, voire plus, selon les tronçons, selon les conditions géologiques. Ces vitesses d’avancement sont sensiblement plus élevées que celles en méthode conventionnelle », a expliqué Emmanuel Humbert, directeur construction France chez TELT.
« Les premiers tours de roue vont intervenir probablement après l’été », a ajouté M. Humbert.
Outre le tunnelier livré, sur les sept tunneliers destinés à creuser 75 % du tunnel de base, quatre ont été validés en usine, et un commandé. Deux tunneliers avaient déjà été utilisés plus tôt, dans les premières phases de travaux.
L’excavation du tunnel de base, qui fait la jonction entre la France et l’Italie pour la future liaison ferroviaire Lyon-Turin, a commencé en 2016, et 15,7 km ont déjà été creusés. Au total, à la date de janvier, 40 km ont été excavés sur les 164 km prévus pour l’ensemble du projet, composé de deux tunnels ferroviaires parallèles, des descenderies et des rameaux de sécurité, selon les données de TELT.
La rédaction
Image : Le tunnelier Rouge Savoie.
© Caroline Moureaux


