L’autorisation environnementale permettant la réalisation des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux, préalables au chantier de ligne à grande vitesse vers Toulouse lui-même attendu en 2028, a été signée le 18 octobre, a annoncé la préfecture de Nouvelle-Aquitaine. « Cette décision constitue la dernière étape du processus d’autorisation environnementale lancé fin janvier 2023. Elle va permettre à SNCF Réseau, maître d’ouvrage, de démarrer les travaux relatifs à la liaison ferroviaire Bordeaux-Toulouse dans le cadre du Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest (GPSO) », précise la préfecture dans un communiqué.
Ces aménagements ferroviaires visent notamment à créer une troisième voie et à supprimer six passages à niveau sur une distance de 12 km. Des travaux similaires ont commencé au nord de Toulouse en mai dernier.
La LGV vise à relier, en 2032, Toulouse à Paris en trois heures et dix minutes, gagnant une heure sur l’itinéraire actuel. Un embranchement traversant l’est de la forêt landaise doit rallier Dax à Bordeaux en vingt minutes de moins et, un jour, permettre des liaisons directes avec l’Espagne.
Le chantier doit coûter a minima 14,3 Md€, financés par l’Etat, les collectivités locales et l’Union européenne. La LGV est largement soutenue par les collectivités en Occitanie, mais, en Nouvelle-Aquitaine, le projet – né dans les années 1990 et relancé depuis 2020 – suscite une opposition ancienne, mêlant élus et parlementaires locaux, habitants, sylviculteurs et viticulteurs.
La rédaction
Image : ©TSO

