Des experts de l’ONU prônent un système de traçabilité des minerais critiques

Des experts de l’ONU ont recommandé le 11 septembre la création d’un système mondial de traçabilité des minerais critiques nécessaires à la transition énergétique, pour éviter que l’explosion de la demande n’alimente la destruction de l’environnement et la violation des droits humains.
L’Agence internationale de l’énergie (AIE) estime que pour limiter le réchauffement de la planète à +1,5 °C, la demande de minerais critiques va quadrupler d’ici 2040. Dans ce contexte, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a mis sur pied en avril un comité d’experts chargé d’élaborer des garde-fous pour cette révolution énergétique. C’est une « réponse aux appels des pays en développement », a-t-il commenté. Ces derniers s’inquiètent que la transition énergétique puisse « reproduire et amplifier les inégalités du passé, reléguant au bas de la chaîne de production les pays en développement qui regardent d’autres s’enrichir en exploitant leur population et en mettant leur environnement en danger », a insisté le chef de l’ONU.
Le comité, composé de représentants de ministères des mines ou de l’environnement de divers pays et de spécialistes d’organisations non gouvernementales, met en avant sept principes directeurs. Parmi eux, placer les droits humains au cœur de toute la chaîne de production, à partir de l’extraction ; protéger l’intégrité de la planète et des écosystèmes ou encore assurer un partage des bénéfices entre les différents acteurs et pays.
La coalition d’ONG Climate Action Network, représentée dans le comité, a salué le rapport qui trace un chemin vers « un nouveau modèle enraciné dans l’équité et la justice ».

La rédaction

Image : ©Musée de minéralogie Mines Paris/E. Gaillou