First Stop veille sur les pneus de chargeuses   

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Les plateformes de recyclage, confrontées aux risques de crevaison particulièrement élevés en raison des morceaux de ferraille contenus dans certains matériaux de déconstruction du BTP, doivent élaborer une véritable stratégie de gestion de leur parc de pneumatiques. Dans la région lyonnaise, Stal TP s’appuie sur First Stop pour les chargeuses de sa plateforme Eco Ressources.

A Chassieu, dans la métropole de Lyon, la plateforme de recyclage Eco Ressources (groupe Stal TP), mise en service en 2000, a confié la gestion de son parc pneumatique à First Stop, réseau d’entretien et de réparation pour tous types de véhicules, particuliers et professionnels. En cogestion depuis 2018 avec deux entreprises locales de travaux publics, Coiro TP et le groupe MDTP, Stal TP a fortement développé son activité de recyclage des déchets inertes du BTP au cours des dernières années, jusqu’à obtenir le label Écominéro en 2024.

En 2025, 250 000 t de matériaux ont transité sur ce site de 3 ha, dont 120 000 t ont été recyclées et 90 000 t de terres valorisées. Environ 40 000 t de matériaux de négoce déclinés en 30 références y sont commercialisés, pour un chiffre d’affaires annuel de 2,3 millions d’euros.
La plateforme accueille bétons, briques, tuiles et céramiques, ainsi que des mélanges bitumineux sans goudron, qui sont stockés, puis concassés et criblés pour être réutilisés sur des chantiers locaux : plateformes industrielles ou travaux de VRD (voirie et réseaux divers), qui sont le cœur de métier de MDTP. Les déblais comme les mélanges de terre, pierre et cailloux sont valorisés en réaménagement de carrière.

Risques de crevaison  

Pour exploiter ce site, Stal TP a investi dans deux chargeuses L150H, dont l’entretien des pneumatiques a été confié à First Stop, partenaire depuis 20 ans de l’entreprise familiale pour son parc matériel. Les bétons ferraillés reçus par la plateforme sont la première cause d’incidents impliquant le matériel roulant. Trois crevaisons de pneumatiques ont ainsi eu lieu en début d’année en l’espace d’à peine un mois, à cause de morceaux de fer s’échappant des bouts croqués par la pelle déferraillant les blocs de béton. « La fréquence de ces évènements est bien sûr aléatoire et va dépendre des matériaux que l’on rentre », souligne Sébastien Morales, responsable du site.

Mais en cas de crevaison, même sur un seul pneu de la chargeuse, ce sont les deux pneus du même essieu qui doivent être changés. « Si le pneumatique est réparable à froid, l’intervention sera faite directement dessus, mais si une réparation à chaud est nécessaire, et c’est le cas lorsque la perforation se situe au niveau du flanc, il doit être envoyé en vulcanisation et nous montons en attendant un pneu de passe », explique Stéphane Pérez, responsable des ventes First Stop pour la région Rhône-Alpes. « Le fait que First Stop puisse monter un pneumatique de passe, même lorsque l’on n’en a pas sur site, est une vraie force. Sans cela, la production serait évidemment impactée et il faudrait ajouter le coût de la location d’un engin de remplacement », poursuit Sébastien Morales.

Intervenir en sécurité

« Changer un pneu est dangereux, c’est un savoir-faire à part entière. Le problème n’est pas tant la pression, mais le volume d’air stocké dans les pneus de grande dimension, qui, s’ils éclatent, peuvent causer des accidents graves voire fatals », avertit Stéphane Pérez. C’est pourquoi la longueur du gonfleur monte à 6 mètres pour les pneus de chargeuse, soit deux fois plus que pour un poids lourd, afin que le technicien se tienne suffisamment éloigné avant de mettre le pneu en pression.

Au-delà des réparations, First Stop assure le suivi du parc de pneumatiques qui passe notamment par leur permutation, une préconisation que l’on retrouve chez la plupart des constructeurs. Echanger la position des pneus sur un même essieu est en effet recommandé pour maintenir une usure uniforme et éviter l’altération du système de transmission. « Nos commerciaux assurent eux-mêmes le suivi en réalisant des audits au cours desquels ils vérifient les hauteurs de gomme, afin de déterminer à quel moment les croiser. Les pressions sont aussi contrôlées, car un pneu sous-gonflé entraîne 30 % de perte de rendement et une surconsommation assurée de la chargeuse. Enfin, la vérification visuelle des pneus permet de détecter d’éventuels chocs portés aux flancs », détaille Stéphane Pérez.

Technologie brevetée

Chaque intervention sur les pneus d’une chargeuse, que ce soit pour une permutation ou une réparation, nécessite au moins une heure de manipulation pour le démontage et le remontage, en incluant le calage de l’engin. First Stop s’est spécialisé dans ce service afin d’assurer aux exploitants une plus grande rapidité d’exécution, tout en garantissant la sécurité des techniciens. Au niveau national, le réseau dispose de 6 camions équipés d’une pince leur permettant de réaliser ces opérations sans risque, une technologie adaptée à des pneus pouvant aller jusqu’à 52 pouces, qui a été brevetée par la société EDHD, spécialiste de l’hydraulique industrielle basé dans le Nord de la France.

Grâce à un système de cales et de coussins et en s’appuyant sur le godet, la chargeuse est progressivement soulevée pour être immobilisée. Une fois calée, le technicien va pouvoir, à l’aide d’un joystick, manipuler la grue équipée d’une pince pour attraper le pneu prêt à être démonté. Ce système permet de prendre en charge des pneus de chariots porte-conteneurs comme ceux des stackers portuaires qui peuvent peser plus de 70 t. Dans la région Aura, la dimension du parc n’excède pas les 39 pouces et les plus petits pneus font 5,25 pouces. Les responsables d’Eco Ressources indiquent que l’achat d’un aimant à positionner sur la pelle est à l’étude afin de limiter la dissémination de morceaux de ferraille sur le site.

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