L’Ademe a rendu publique une étude sur l’amélioration du recyclage des grands métaux, à savoir l’acier, le cuivre et l’aluminium. Commandée en novembre 2022 et menée par le cabinet Deloitte Sustainability, l’étude dresse un état des lieux des chaînes de valeur du recyclage. Réunissant les principaux acteurs de ces filières, l’étude a été réalisée avec un comité de parties prenantes composé de Federec, France Aluminium et A3M. Or Federec indique ne pas avoir eu accès à la version finale du rapport, entraînant des désaccords sur les chiffres visés et les problèmes identifiés. « L’étude met en lumière le défi économique que représente le recyclage des métaux. Le tri fin entraîne des coûts supplémentaires en termes de main d’œuvre et de consommation électrique, explique Federec. Ainsi, pour améliorer le recyclage en France, il est impératif que les consommateurs acceptent de payer le prix des MPiR [matières premières issues du recyclage, NDLR] à leur vraie valeur, prenant en compte les coûts réels nécessaires au traitement et la composition exigée. » Pour garantir une souveraineté d’approvisionnement européenne, Federec considère qu’il est primordial de favoriser la fabrication de métaux à partir de MPiR.
L’étude révèle aussi que la matière métallique collectée et triée en France trouve sa destination sur le marché national, lorsque les aciéristes l’achètent : certains consommateurs ne priorisent pas les MPiR françaises et importent des MPiR étrangères à bas prix. Federec souligne que pour certains métaux tels que le cuivre mais aussi l’aluminium, l’absence de débouchés en France contraint les entreprises à vendre leurs matières à l’étranger. Enfin, elle constate que la consommation d’acier recyclé en France est en très importante baisse.
La rédaction

