Les Etats-Unis, l’Union européenne (UE) et le Japon ont annoncé mettre en place un partenariat stratégique visant à améliorer leurs approvisionnements en minéraux critiques, essentiels dans des secteurs comme l’automobile, la défense ou le numérique.
Il s’agit pour les pays concernés d’ »améliorer de manière significative leurs sécurités économique et nationale en renforçant ensemble la résistance de leurs chaînes d’approvisionnement en minéraux critiques« , selon un communiqué publié à l’issue d’une rencontre ministérielle sur le sujet à Washington. « Avec le développement de ce plan d’action, nous souhaitons poser les bases d’un accord multilatéral contraignant sur les minéraux critiques avec des pays idéologiquement proches« , a pointé le représentant de la Maison Blanche au Commerce (USTR), Jamieson Greer, dans une déclaration envoyée à la presse.
Washington a dans la foulée annoncé un plan d’action similaire avec Mexico, qui prévoit sensiblement les mêmes instruments que celui signé avec Bruxelles et Tokyo.
Le protocole d’accord entre les Etats-Unis, l’UE et le Japon, vise à « identifier les zones de coopérations afin de stimuler la demande et diversifier les approvisionnements » pour les signataires, a précisé le communiqué. Il s’agit d’être globalement moins dépendant de la Chine, qui contrôle très largement la chaîne de valeur des minéraux critiques. Pékin a ainsi utilisé cette position comme un levier de négociation ou coercition vis-à-vis de ses partenaires économiques. Le pays a notamment fortement ralenti le processus de validation des exportations d’aimants.
Parmi les voies explorées par le protocole d’accord, le soutien à de nouveaux projets miniers, de raffinage, production et recyclage, en particulier en mettant en place des prix-planchers ou des subventions. Il prévoit également d’accélérer la recherche et développement dans ces domaines et « renforcer les échanges d’informations concernant les stocks disponibles » de part et d’autre.
La rédaction

