Savoie : trois camions électriques mis en service à la carrière Sogyma Gypse de Maurienne

Avec l’engagement de Placo, actionnaire majoritaire de Sogyma, le transporteur Sofatrans a investi dans trois camions électriques Volvo FMX et plusieurs bornes de recharge. Cet investissement de 1,2 million d’euros est soutenu par l’Ademe pour garantir l’infrastructure nécessaire à l’exploitation efficace de ces véhicules électriques, afin d’acheminer le gypse à l’extérieur de la carrière.
Chaque jour, le gypse extrait est transporté par camion vers la gare de Saint-Jean-de-Maurienne où il est ensuite chargé dans des trains jusqu’à l’usine Placo de Chambéry pour la fabrication de plaques de plâtre (70 % de la production). La carrière alimente aussi les cimenteries régionales comme Vicat, directement par la route (30 %).

Les nouveaux camions, trois tracteurs 4×2, parcourent chacun 80 km par jour en moyenne, soit 240 km au total. D’après les estimations de bilan carbone effectuées dans le cadre de ce projet, ce sont plus de 200 tonnes de CO2 qui devraient être évitées chaque année. « La phase d’essai nous a permis de confirmer l’intérêt des tracteurs électriques notamment en raison de la topographie favorable à la régénération des batteries, avec une descente en charge et une montée à vide », a expliqué Kevin Bizel, directeur général de Sofatrans. Volvo Trucks a été partie prenante du projet dans le montage de la demande de subvention. « Nous sommes fiers d’accompagner Sofatrans et Sogyma dans cette démarche exemplaire qui prouve que l’électromobilité est parfaitement adaptée aux besoins du transport régional, notamment dans le secteur de la construction », complète Jérôme Flassayer, directeur Electromobilité de Volvo Trucks France.

Située à flanc de montagne sur les communes de Saint-Jean-de-Maurienne et de Saint-Pancrace, la carrière est exploitée depuis 1981 par la société Gypse de Maurienne (Sogyma), qui extrait chaque année 280 000 tonnes de gypse.
Sogyma regroupe 3 actionnaires : Placoplatre (77 %), Vicat (20 %) et la famille Bouttaz (3 %).

La rédaction

Image ©Sarah Gineston