Orano inaugure un laboratoire pour l’optimisation du cycle minier d’uranium

Le CNRS, l’université de Poitiers et Orano ont inauguré le 7 octobre le laboratoire commun M-Cube (Milieux et matériaux en contexte minier). Il doit servir à la mise au point de solutions durables pour l’exploitation de l’uranium, de l’exploration jusqu’au réaménagement, en combinant des outils de visualisation des éléments radioactifs à l’échelle du micron avec des analyses minéralogiques et géochimiques fines.

L’uranium, au cœur de la production d’énergie nucléaire, joue un rôle central dans la transition énergétique. Alors que la demande mondiale en électricité bas-carbone s’accélère, les besoins en uranium sont eux aussi appelés à augmenter dans les années à venir. Si l’uranium est abondant dans la croûte terrestre, les gisements se caractérisent par des teneurs en métal de plus en plus faibles, ce qui nécessite de faire évoluer les techniques existantes et d’en développer de nouvelles.

Pour les quatre prochaines années, les chercheurs et chercheuses impliqués dans cette nouvelle collaboration auront pour objectif de parvenir à mieux prédire la mobilité de l’uranium et ses descendants dans les formations géologiques qui sont ou ont été exploitées.
Ils caractériseront en particulier le rôle clé joué par les minéraux argileux présents dans les gisements étudiés (au Kazakhstan, Canada, Mongolie, France, Gabon, entre autres). En effet, ces minéraux particuliers peuvent endosser différents rôles dans le cycle minier : ils peuvent être des marqueurs indirects de la présence d’uranium, mais également des pénalisants pour l’exploitation des gisements, tout en jouant un rôle clé dans la réhabilitation des sites miniers.

La rédaction

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