Des gisements d’hydrogène naturel détectés en Aquitaine, Pyrénées et Lorraine

Des gisements d’hydrogène naturel, ou natif, ont été détectés dans plusieurs régions en France, sans qu’il soit possible de savoir s’il y est exploitable aussi bien sur le plan technique qu’économique. « Le Bassin aquitain, le piémont pyrénéen et le bassin houiller lorrain apparaissent comme des zones à potentiel en France hexagonale », indiquait le ministère de l’Economie et des Finances fin juin dans un communiqué, en se basant sur un rapport de synthèse de l’Institut français du pétrole et des énergies nouvelles (Ifpen). Bercy rappelle que la France a été l’un des premiers pays à reconnaître l’hydrogène natif comme substance minière via la révision du code minier en 2022.

Jusqu’ici, la quasi-totalité de l’hydrogène utilisé dans le monde pour le raffinage des produits pétroliers est extrait du gaz naturel (ou méthane, CH4), par l’industrie gazière ou pétrochimique, un procédé qui émet beaucoup de CO2 dans l’atmosphère et contribue au réchauffement de la planète. On parle alors d’hydrogène gris.

Tout un écosystème industriel concurrent tente avec difficulté de s’imposer à l’échelle mondiale pour produire de l’hydrogène vert, sans émettre de CO2, en cassant la molécule d’eau (H20) avec de l’électricité, selon un procédé d’électrolyse de l’eau.

Appelé hydrogène blanc, l’hydrogène natif ou naturel, est lui une troisième catégorie, issue de la géologie et des sous-sols, et non de l’industrie. « En tant que source d’énergie prometteuse et souveraine, l’hydrogène natif présent dans le sous-sol de notre territoire pourrait devenir un atout majeur pour la souveraineté énergétique française », estime le ministère. Néanmoins, « les études qui lui sont consacrées sont encore peu nombreuses et devront être complétées », avertit le document, qui estime « nécessaires » des forages d’exploration pour « estimer le potentiel réel des zones d’intérêt identifiées ».

La rédaction

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