La start-up Remedy veut révolutionner la séparation des terres rares

Développée au coeur de l’’IPCMS (Strasbourg) et du Trinity College Dublin, la start-up Remedy présente une innovation permettant de filtrer et d’’extraire par voie électro-chimique les terres rares dans les minerais. A base d’’eau et utilisant une approche combinant magnétisme et électrochimie, ce procédé se veut plus écologique et efficace, avec pour principaux atouts la suppression des hydrocarbures, la réduction de la consommation d’’eau et d’’énergie et la valorisation des chutes de production (environ 30 % de la production).
Contrairement aux méthodes traditionnelles d’’extraction par solvant, cette innovation n’’utilise pas de kérosène et peut produire les quatre éléments rares magnétiques (néodyme, praséodyme, dysprosium, et terbium) uniquement dans l’’eau, avec une efficacité de production au moins 20 fois supérieure aux technologies actuelles (seulement 3 à 5 cycles de séparation contre 50-100).

La technologie Remedy résulte de 10 années de recherches collaboratives sur les forces magnétiques et les liquides menées par un trio scientifique franco-irlandais.
La start-up projette de concentrer son développement sur trois segments européens : le recyclage des chutes de production d’’aimants permanents, le recyclage des aimants en fin de vie et la production de concentrés de terres rares issus des mines.
Au rang des priorités 2025 de Remedy figure le développement d’’un nouveau prototype industriel capable de traiter 100 kg/an d’’aimants recyclés.

La rédaction

Image : L’’équipe scientifique de Remedy avec de g. à d. : Peter Dunne (CDE Remedy),
Juan Aguirre (ingénieur de recherche) et Bernard Doudin (professeur à l’’IPCMS).
Il manque Michael Coey, spécialiste mondial du magnétisme.
©Remedy