C’est une nouvelle installation de traitement que CDE a mis en service au printemps dans une gravière près de Strasbourg et qui a été inaugurée début septembre.
Conçue pour la société Spiess, à Lingolsheim, sur le territoire de l’Eurométropole près de l’aéroport, elle est capable de traiter aussi bien des matériaux naturels extraits de gravières que des terres de déblai provenant de chantiers de terrassement ou de travaux de réseau et de canalisation.
L’unité a été dimensionnée pour une production de 200 000 t/an d’éco-matériaux selon un débit de 130 t/h durant 8 h/j avec 16 h de pressée pour le filtre-presse. L’exploitant alterne les productions, celles de matériaux naturels et celles d’éco-matériaux. Le stockage par double case évite de mélanger les deux gammes. La gamme de ces éco-matériaux est la même que celle des granulats naturels à destination du béton. A savoir : sablon, 0/2 – 0/4 – 4/8 – 8/16 – 16/22 et 22/80, ce dernier devant être utilisé en sous-couche car il est lavé mais pas débourbé. L’exploitant a entamé des démarches pour obtenir une fiche technique pour chacun de ces éco-produits dans le but de les incorporer dans les bétons.
L’installation CDE est constituée de deux lignes, l’une pour la production de cailloux l’autre pour les sables. Dans la première figure un débourbeur à double arbre à palettes (AggMax) qui combine le criblage, le débourbage et le lavage. Il élimine les éléments légers et les organiques. La seconde ligne récupère les sables qu’elle fait passer dans trois systèmes de lavage Evowash (cyclonage et essorage), puis dans un classificateur hydraulique à contre-flux (appelé CFCU) pour retirer les derniers éléments organiques et sortir des sables devant ensuite être traités dans des cellules d’attrition.
La particularité de cette installation est qu’elle se régule seule, grâce à la combinaison du pesage sur bande et à l’intelligence de l’automate : tous les matériaux entrant sont pesés, comme ceux qui sortent, et tant que l’installation n’arrive pas à atteindre les valeurs cibles, elle accélère pour y parvenir. Lorsqu’elle les atteint, elle régule d’elle-même pour ne pas être saturée.
Jean-Pierre Le Port
Image : ©m&c/JPLP

