Cinq projets de nouvelles routes de la soie en Afrique

Pékin a annoncé vouloir renforcer son projet des nouvelles routes de la soie, avant un sommet entre dirigeants chinois et africains qui s’est tenu à Pékin début septembre. L’Afrique est une région-clé de ce projet lancé sous l’impulsion du président chinois Xi Jinping.
Les entreprises chinoises ont signé des contrats d’une valeur cumulée de plus de 700 Md$ entre 2013 et 2023, selon le ministère chinois du Commerce. Les nouvelles routes de la soie sont parfois accusées d’alourdir la dette des pays ou de financer des projets d’infrastructure qui nuisent à l’environnement.
Parmi les projets phares : la ligne ferroviaire Nairobi-Mombasa (5 Md$), une base navale à Djibouti (590 M$), le plus long pont suspendu d’Afrique au Mozambique (786 M$), et des investissements miniers dans plusieurs pays. La Chine soutient aussi des projets énergétiques, comme la centrale hydroélectrique de Mambilla au Nigeria. Parmi les projets controversés : la ligne ferroviaire Nairobi-Mombasa (5 Md$), entachée d’accusations de corruption et d’impact sur la faune ; la base navale à Djibouti (590 M$), qui soulève des craintes d’espionnage à proximité d’une base américaine ; et le plus long pont suspendu d’Afrique au Mozambique (786 M$), critiqué pour son coût élevé. En Zambie et au Botswana, les investissements miniers suscitent des interrogations sur la gestion des ressources. La Chine a aussi réorienté son soutien vers des projets d’énergie décarbonée, en annulant une centrale à charbon au Kenya et en finançant l’expansion de la centrale hydroélectrique de Kariba au Zimbabwe, ainsi que la construction de la centrale hydroélectrique de Mambilla au Nigeria.

La rédaction

Image : ©Kopano Tlape